J'ai ce curieux goût amer
Se propageant à la vitesse de l'espoir.
Mon c½ur pèse si lourd,
Mon c½ur pèse une tonne,
Et le silence des désillusions y résonne.
Mon crayon de fusain
Continue son tracé
Sur le sol encore bien cendré
De ce qui me sert
De c½ur, c½ur de pierre.
Peut-être est-il seulement recouvert
D'une profonde couche de poussière.
Le désenchantement
Fait-il perdre les sentiments ?
J'en ai bien peur.
Petit c½ur me tire vers le bas,
M'emmène loin de chez moi.
Mon c½ur est sans toit,
C'est un sans-abri,
Essayant de se protéger des intempéries.
Si j'avais été autre,
Comment aurais-tu réagi ?
Ce sont les circonstances, le contexte
Qui te font me parler ?
Ou encore ta politesse, un réflexe ?
Me considères-tu avec indifférence
Comme tu as l'habitude de le faire ?
Suis-je comme toi,
Moi, petit c½ur de pierre et de poussière ?
Demain trop de décisions qui m'attendent,
Mais peu de mains se tendent ...
Qu'est-ce que de la vie je demande ?
Je ne sais plus, je ne sais pas ;
Moi, petit c½ur mort dans la tourmente,
Petit c½ur faussement résigné qui se lamente
Moi, ce tout petit c½ur sec sans toi...








